WHO WE AREQUI SOMMES-NOUS ?

The Canadian Wildlife Health Cooperative is a collection of highly qualified people within a cross-Canada network of partners and collaborators dedicated to wildlife health. Our Cooperative includes internationally renowned wildlife disease diagnosticians and researchers, experts in population health, skilled educators and experienced policy advisors. The CWHC is dedicated to generating knowledge needed to assess and manage wildlife health and working with others to ensure that knowledge gets put to use in a timely fashion.

At the core of the CWHC is a partnership linking Canada's five veterinary colleges and the British Columbia Animal Health Centre. Branching from that core is a network that stretches into the public and private sectors that allows us to access critical expertise needed to detect and assess wildlife health issues and make sure our results find their way to people who need to make decisions on wildlife management, wildlife use, public health and agriculture.

Le Réseau canadien de la santé de la faune (RCSF) réunit des personnes hautement qualifiées au sein d’un réseau pancanadien de partenaires et de collaborateurs qui veulent assurer la santé de la faune. Le réseau du RCSF réunit des chercheurs et diagnosticiens en santé de la faune de renommée internationale, des experts en santé de la population, des éducateurs chevronnés et des conseillers politiques expérimentés. Le RCSF vise à rassembler les connaissances nécessaires en matière d’évaluation et de gestion de la santé de la faune. Il collabore avec d’autres partenaires pour s’assurer que ces connaissances soient mises en pratique en temps opportun.

À la base même du RCSF, on retrouve un partenariat réunissant les cinq facultés de médecine vétérinaire du Canada ainsi que l’Animal Health Centre de la Colombie-Britannique. Ce réseau s’étend à la fois au secteur privé au secteur public ; il permet un accès aux connaissances essentielles à la détection et à l’évaluation des problématiques de santé de la faune. Il permet aussi de s’assurer que les résultats obtenus par le RCSF soient transmis en temps opportun aux décideurs en gestion et utilisation de la faune et aux décideurs en santé publique et agriculture.

WHAT WE ARE DOINGNOTRE CONTRIBUTION

We provide a Canada-wide perspective on wildlife health at the same time as helping to identify and assess emerging problems at a local level. The CWHC facilitates and supports teams, programs and partnerships needed to meet this goal. We build capacity through training the next generation of experts and advocating for strategic investment in wildlife health. Our research creates new wildlife health information and identifies ways to translate that knowledge into action. All of these activities work toward the goal of creating awareness of the importance of wildlife health and providing credible and trustworthy information to affect positive change at a local, national and international level.

Le RCSF fournit une perspective pancanadienne de la santé de la faune tout en contribuant à l’identification et à l’évaluation des problématiques émergentes à l’échelon local. Il appuie les équipes, les programmes et les partenariats essentiels à l’atteinte de ces objectifs. Il contribue au développement des capacités en formant la prochaine génération d’experts en santé de la faune et en militant en faveur d’investissements stratégiques dans ce domaine. Les activités de recherche du RCSF permettent d’acquérir de nouvelles connaissances en santé de la faune et d’identifier des moyens de les mettre en pratique. Toutes les activités du RCSF visent une meilleure sensibilisation à l’importance de la santé de la faune. Elles visent aussi à fournir de l’information fiable et crédible pouvant entraîner des changements positifs à l’échelon local, national et international.

OUR MISSIONNOTRE MISSION

To promote and protect the health of wildlife and Canadians through leadership, partnership, investigation, and action.

Promouvoir et protéger la santé des animaux sauvages et celle de la population canadienne par le leadership, les partenariats, les enquêtes et l’action.

OUR VISIONNOTRE VISION

A world that is safe and sustainable for wildlife and society.

Un monde sécuritaire et durable à la fois pour les animaux sauvages et la société.

CWHC EXECUTIVE COMMITTEECOMITÉ EXÉCUTIF DU RCSF

Doug Freeman - WCVM - ChairPrésident
Ian Alexander -
CFIAACIA Gord Beal - Chartered Professional Accountants of CanadaComptables professionnels agréés Canada
Carolyn Callaghan - CWFFCF
Eric Boysen - OMNR - Canadian Wildlife Directors Committee RepresentativeMRNF Ontario - Représentant du Comité des directeurs canadiens de la faune
Brett Elkin - GNWTGouvernement des TNO
Harpreet Kochhar - CFIAACIA
Scott McBurney - CWHC staff representativeReprésentant du personnel du RCSF
Robert McLean - ECCC
Sue Milburn-Hopwood - CWS - Environment CanadaFCF - Environnement Canada
Gilles Seutin - Parks CanadaParcs Canada
Jonathan Sleeman - NWDC - USGS
Craig Stephen - CWHCRCSF
Steven Sternthal - PHAC - Centre for Food-borne, Environmental and Zoonotic Infectious DiseasesACSP - Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique
Patrick Zimmer - CWHCRCSF

CWHC MANAGEMENT COMMITTEECOMITÉ DE GESTION DU RCSF

Patrick Zimmer, CWHC National Office - ChairBureau national du RCSF – Président
Trent Bollinger, CWHC Western/NorthernCentre régional de l’Ouest et du Nord
Kevin Brown, CWHC National OfficeBureau national du RCSF
Pierre-Yves Daoust, CWHC AtlanticCentre régional de l’Atlantique
Chelsea Himsworth, CWHC BCCentre régional de la Colombie-Britannique
Claire Jardine, CWHC Ontario/NunavutCentre régional de l’Ontario et du Nunavut
Susan Kutz, CWHC AlbertaCentre régional de l’Alberta
Stéphane Lair, CWHC QuébecStéphane Lair, Centre régional du Québec
Scott McBurney, Staff RepresentativeReprésentant du personnel
Craig Stephen, CWHC National OfficeBureau national du RCSF

SCOPE OF PRACTICECHAMP DE PRATIQUE

Assurances of wildlife health and the ability to detect emerging threats are vital CWHC outcomes. Our surveillance, research and risk assessments contribute to the necessary situational awareness required to provide assurances of no harm when none exists, in turn providing evidence of clean, safe and sustainable environments. Our national perspective of infectious diseases of wildlife helps assure access to international trade and markets.  Providing an internationally acclaimed standard of threat detection underlies prevention, response and recovery from emerging threats, thereby protecting our nation’s public health, conservation and economic activities.

Parmi les contributions essentielles du RCSF, mentionnons l’assurance de la santé de la faune et la capacité de détecter les menaces émergentes. Les activités de surveillance, de recherche et d’évaluation des risques du RCSF permettent de fournir la garantie qu’il n’existe aucun danger, lorsque c’est le cas, et de démontrer que l’environnement est salubre, sécuritaire et durable. La perspective nationale des maladies infectieuses qui affectent les animaux sauvages fournie par le RCSF permet d’assurer l’accès du Canada au commerce et aux marchés internationaux. Le RCSF utilise des méthodes normalisées de détection des menaces qui sont reconnues internationalement. Celles-ci lui permettent de prévenir certaines maladies chez les animaux sauvages, de répondre aux menaces émergentes et de contribuer au rétablissement de ces animaux. Le RCSF favorise ainsi la santé publique, la conservation et les activités économiques de la nation.

PreparednessPréparation

Early warning, surge capacity that is adaptable to changing circumstances, and capacity building help Canada to prepare for emerging threats. The CWHC undertakes a range of activities across Canada to monitor and forecast impending events, interpret and communicate warnings, and prepare for rapid and appropriate responses. Our educational and training activities build capacity to maintain and expand these services in response to increasing needs. The information generated from our monitoring and research, as well as our risk/policy assessments and knowledge reviews provides health intelligence, informing both policy and practice.

Pour faire face aux menaces émergentes, le Canada doit pouvoir compter sur des avertissements précoces, une capacité de réaction adaptable en fonction des circonstances et le développement des capacités. Le RCSF entreprend tout un éventail d’activités en ce sens, partout au Canada. Cela permet de prévoir et de surveiller certains événements imminents, d’interpréter et de communiquer les avertissements correspondants et de préparer des réponses rapides et appropriées. Les activités d’éducation et de formation offertes par le RCSF contribuent au développement des capacités permettant le maintien et l’expansion de tels services face à la croissance des besoins. L’information générée par les activités de surveillance et de recherche du RCSF, ses évaluations des risques et des politiques et ses bilans des connaissances fournit l’intelligence en santé indispensable à l’orientation des politiques et des pratiques.

ResponseRéponse

Converting knowledge into action is key for any health program and is critical for turning surveillance and research into action. The CWHC network detects and communicates signals of wildlife health with knowledge producers and users in a timely fashion. The CWHC is the national wildlife health focal point, coordinating and connecting federal, provincial, territorial, academic and private programs, priorities and information. CWHC members contribute to numerous working groups and committees, serving as national sources of expertise and supporting local management programs. We have been at the forefront of responses to new diseases, working to limit their impacts on wildlife and Canadians.

La conversion des connaissances en actions s’avère essentielle dans tous les programmes de santé. Une telle conversion permet d’entreprendre certaines actions suite aux activités de surveillance et de recherche. Le réseau du RCSF détecte les signaux en santé de la faune ; il les communique en temps opportun aux producteurs et utilisateurs de connaissances. Le RCSF est le point de convergence national en santé de la faune. En plus de coordonner les programmes, les priorités et l’information en santé de la faune, il assure la liaison entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux, le secteur universitaire et le secteur privé. Les membres du RCSF participent à de nombreux groupes de travail et comités. Ils agissent en tant que source nationale d’expertise tout en appuyant les programmes locaux de gestion. Le RCSF est à l’avant-garde de la réponse aux nouvelles maladies ; il s’est toujours efforcé de limiter leurs impacts sur les animaux sauvages et la population canadienne.

Protection

The CWHC provides a trusted view of the state of wildlife health and together with our partners identifies strategic priorities. Our outputs raise awareness of emerging health issues and the need for action, as in the case of salamander chytrid disease. Creating awareness of wildlife health issues and influencing priorities and perceptions helps to shape future wildlife health programs. We generate evidence and insights to identify priority actions against current threats, such as chronic wasting disease, as well as to prepare us for impending threats, such as climate change. National strategy development coupled with program and policy evaluation ensures that emerging and important issues are adequately considered in plans to protect wildlife health.

Le RCSF fournit un aperçu fiable de l’état de santé des animaux sauvages. Il identifie les priorités stratégiques en collaboration avec ses partenaires. Il augmente la sensibilisation à certaines problématiques émergentes en santé de la faune, comme la chytridiomycose de la salamandre, et souligne la nécessité d’agir en conséquence. Le RCSF influence les priorités et les perceptions pour que les programmes de santé de la faune soient encore mieux orientés à l’avenir. Il produit des données probantes et émet de nouveaux points de vue permettant d’identifier les actions prioritaires face aux menaces actuelles, comme la maladie débilitante chronique, et de se préparer aux menaces imminentes, comme les changements climatiques. Le développement d’une stratégie nationale, accompagné d’une évaluation des programmes et politiques, permet de s’assurer que les problématiques émergentes soient prises en compte adéquatement dans les plans de protection de la santé de la faune.

OIE COLLABORATING CENTRECENTRE DE COLLABORATION DE L’OIE

The OIE global network of expertise supports the development and the excellence of animal health sciences, animal welfare standards and veterinary public health services. Founded in 1924 the OIE is an intergovernmental organization and is recognized as a reference organization by the World Trade Organization (WTO). It ensures the scientific foundation of the standards and guidelines adopted by OIE Member Countries are recognized as intergovernmental references for disease control methods and animal welfare throughout the world.

As of 2014, this OIE global network includes 247 Reference Laboratories covering 117 diseases in 38 countries and 49 Collaborating Centre's covering 46 topics in 26 countries. These institutes are selected by the relevant elected Specialist Commissions of the OIE according to their scientific excellence and then proposed for adoption by the World Assembly of OIE Delegates.

In 2007 the CWHC was officially recognized as an OIE collaborating centre with expertise in wildlife disease surveillance and monitoring, epidemiology, and management. In 2012 the CWHC and the USGS National Wildlife Health Centre (NWHC) became a joint OIE collaborating centre with the NWHC providing complementary expertise in research, diagnosis and surveillance of wildlife pathogens.

The CWHC assists the office of Canada's Chief Veterinary Officer to report to the OIE on occurrences of diseases in Canadian wildlife. The CWHC is providing education programs to OIE wildlife focal points in association with the Regional Offices and the Central Bureau. In recent years, the CWHC has provided education programs, assistance and advice to several OIE-member countries, including PR China, Costa Rica, Ecuador, Japan, Mexico, Sri Lanka, South Korea, Kenya, Mozambique and the United States of America.

Le réseau global d’experts de l’OIE favorise l’acquisition de connaissances scientifiques en santé animale, le développement de normes de bien-être animal et l’offre de services de santé vétérinaires dans une optique de santé publique et d’excellence. L’OIE est une organisation intergouvernementale fondée en 1924 ; elle est reconnue comme organisation de référence par l’Organisation mondiale du commerce. L’OIE s’assure que les fondements scientifiques des normes et les lignes directrices adoptées par ses pays membres soient utilisés en tant que références intergouvernementales dans les mesures visant le contrôle des maladies de la faune et le bien-être animal partout au monde.

En 2014, le réseau global de l’OIE incluait 247 laboratoires de référence couvrant 117 maladies dans 38 pays ainsi que 49 centres de collaboration couvrant 46 sujets dans 26 pays. Ces établissements ont été sélectionnés en fonction de leur excellence scientifique par des commissions spécialisées de l’OIE ; toutes les candidatures ont été soumises pour adoption à l’Assemblée mondiale des délégués de l’OIE.

Le RCSF a été reconnu officiellement en tant que centre de collaboration de l’OIE en 2007. Il est reconnu comme une organisation ayant une expertise en suivi, surveillance, épidémiologie et gestion des maladies de la faune. Le RCSF et l’USGS National Wildlife Health Centre (NWHC) se sont unis en 2012 pour devenir un centre de collaboration conjoint de l’OIE. Le NWHC fournit une expertise complémentaire en recherche, diagnostic et surveillance des pathogènes de la faune.

Le RCSF collabore avec le bureau du Vétérinaire en chef du Canada pour rapporter à l’OIE les occurrences de maladies qui affectent les animaux sauvages au Canada. Le RCSF offre des programmes d’éducation en santé de la faune qui traitent des principaux sujets considérés importants par l’OIE, en collaboration avec ses centres régionaux et le bureau national. Au cours des dernières années, le RCSF a offert de la formation, de l’assistance et des conseils à de nombreux pays membres de l’OIE, notamment la République populaire de Chine, le Costa Rica, l’Équateur, le Japon, le Mexique, le Sri Lanka, la Corée du Sud, le Kenya, le Mozambique et les États-Unis d’Amérique.

ABOUT OUR LOGONOTRE LOGO

Our logo, the Gray Jay in flight, conveys action and forward momentum analogous to the organization at large. The Gray Jay is uniquely a Canadian bird, resilient and diverse in its habitat but not flashy; sentiments which truly represent the values of our organization. It shows that the CWHC’s focus extends to a range of species large and small and wildlife health issues prominent and lesser known.

In addition to our brand new logo, we have also refined our focus and messaging in order to achieve our ultimate vision of creating a world that is safe and sustainable for wildlife and society. As part of this vision, our mission is to promote and protect the health of wildlife and Canadians through leadership, partnership, investigation and action.

Notre logo, un mésangeai du Canada en vol, exprime l’essor et le dynamisme de l’ensemble de l’organisation. Cette espèce vit essentiellement au Canada ; il s’agit d’une espèce robuste, non tape-à-l’œil qui utilise divers habitats. Elle illustre bien les valeurs du RCSF, une organisation qui s’intéresse à un vaste éventail d’espèces animales, aussi bien aux petits qu’aux grands animaux, de même qu’à toutes les problématiques de santé de la faune, qu’elles soient à l’avant-scène ou moins connues.

En plus d’avoir adopté un nouveau logo, le RCSF a redéfini son mandat et ses messages en vue de réaliser sa vision ultime, à savoir créer un monde sécuritaire et durable, à la fois pour les animaux sauvages et la société. En lien avec cette vision, la mission du RCSF consiste à promouvoir et protéger la santé des animaux sauvages celle de la population canadienne par le leadership, les partenariats, les enquêtes et l’action.

THE GRAY JAYLE MÉSANGEAI DU CANADA

The Gray Jay is a member of the Corvidae family (crows and jays) found across most of Canada. Known as the Whiskey Jack to some (from the Algonquian word Wisakedjak and other variations), and formerly as the Canada Jay, this resilient bird is a familiar visitor to campsites and traplines in the boreal forest. Their boldness and skill in collecting food has earned them several nicknames such as “camp robber” and “moose bird” and it is not uncommon to see a daring individual hopping onto a human hand or knee to retrieve a snack. Their diet consists of anything they can find, including berries, insects, and carrion. They spend most of the summer hoarding food for the winter, during which they remain as permanent residents throughout their range, including the northernmost reaches of the boreal forest. Gray Jays lay their eggs in March; an amazing feat considering the frigid temperatures that characterize most of their range at this time of year! This hardiness was one of the qualities that made the Gray Jay a compelling choice to represent our organization since its inception as the Canadian Cooperative Wildlife Health Centre in 1992.

The Gray Jay is not a threatened species, and populations are stable across most of their range; nevertheless, there are a few health issues affecting these birds. Climate change is well documented to cause range shifts in various species and the distribution of Gray Jays has undergone a contraction in the southernmost reaches of their range. An example of such a range reduction has been documented in Algonquin Park, Ontario, where researchers have been studying Gray Jays for several decades. These researchers suggest that declines are due to reduced preservation of food caches in warmer winter temperatures.

West Nile Virus is another health issue affecting Gray Jays. Many birds carry this virus with seemingly no ill effects, but Gray Jays and other members of the Corvidae family are particularly susceptible and tend to die quickly once infected. The virus has not caused noticeable population declines over much of their range, but researchers in Colorado have reported major Gray Jay population decreases in years of particularly high West Nile virus activity.
Because of their tendency to eat carrion, Gray Jays are also susceptible to accidental death caused by human activities. Inadvertent poisonings relating to pest or predator control activities are one example as are incidental trappings due to Gray Jays feeding on baited traps set for fur bearing species.

Interestingly, Gray Jays may play a positive role in another important wildlife health issue: winter tick. Gray Jays, as well as their Raven relatives, have been documented feeding on winter ticks, and there are anecdotal reports of them picking ticks off the backs of moose. As winter tick is a serious issue in moose that can result in severe hair loss, leading to starvation and death, this gives us one more reason to appreciate the Gray Jay!

Le mésangeai du Canada appartient à la famille des corvidés (corbeaux et geais) ; on le retrouve un peu partout au Canada. Il est aussi connu sous le nom de Whiskey Jack (découlant du terme algonquin Wisakedjak et de ses variantes). On l’appelait autrefois geai du Canada. On observe souvent cette espèce résiliente dans les terrains de camping et les terrains de trappage de la forêt boréale. L’audace et l’habileté dont ces oiseaux font preuve pour se procurer de la nourriture leur a valu plusieurs surnoms, tels que « voleurs des camps » et « oiseaux souris ». Il n’est pas rare de les voir sauter sur la main ou le genou d’un humain pour y récupérer de la nourriture. Ces oiseaux s’alimentent de tout ce qu’ils peuvent trouver, entre autres de petits fruits, d’insectes et de charognes. Ils passent la plus grande partie de l’été à faire des provisions pour l’hiver. Ils résident de façon permanente dans leur aire de distribution qui inclut également l’extrême-nord de la forêt boréale. Le mésangeai du Canada pond ses œufs en mars, un exploit étonnant considérant les températures glaciales qui sévissent alors dans la plus grande partie de son habitat. La robustesse est l’une des qualités qui a grandement motivé le choix de cette espèce pour représenter notre organisation lors de sa mise en place en 1992, en tant que Centre canadien coopératif de la santé de la faune.

Le mésangeai du Canada n’est pas une espèce en péril puisque ses populations sont stables dans la plus grande partie de son aire de distribution. Il doit toutefois affronter quelques problèmes de santé. Les changements climatiques sont une cause bien documentée de la variation de l’habitat chez diverses espèces. La distribution du mésangeai du Canada est maintenant concentrée à l’extrême-sud de son aire de distribution. Une telle réduction de son habitat a été documentée au Parc Algonquin, en Ontario, où les chercheurs étudient cette espèce depuis plusieurs décennies. La recherche laisse supposer que cette situation serait due à une moins bonne conservation des aliments dans les caches d’hiver compte tenu du réchauffement des températures.

Le virus du Nil occidental (VNO) est un autre problème de santé qui affecte le mésangeai du Canada. De nombreux oiseaux sont porteurs de ce virus sans effet néfaste évident. On sait toutefois que le mésangeai du Canada et d’autres espèces de corvidés sont particulièrement vulnérables à ce virus. Une infection au VNO entraîne habituellement une mort rapide. Il semble que le VNO n’ait entraîné aucun déclin notable des populations de mésangeais dans la plus grande partie de leur habitat. Des chercheurs du Colorado ont toutefois rapporté un déclin majeur des populations pendant les années où le VNO était particulièrement actif.

En raison de leur tendance à se nourrir de charognes, ces oiseaux peuvent succomber en raison de certaines activités humaines. Ainsi, les activités entourant le contrôle des insectes nuisibles ou des prédateurs et le trappage des animaux à fourrure peuvent entraîner des mortalités accidentelles chez les oiseaux qui se nourrissent des appâts utilisés dans les trappes.

Il est intéressant de souligner que le mésangeai du Canada peut jouer un rôle positif dans une problématique importante en santé de la faune, à savoir l’infestation par la tique d’hiver. Il a en effet été documenté que ces oiseaux, tout comme les espèces de corbeaux apparentées, se nourrissent de tiques d’hiver. On a même rapporté qu’ils se nourrissaient directement sur le dos des orignaux. Les tiques d’hiver représentent un sérieux problème de santé chez l’orignal puisqu’elles peuvent entraîner une perte importante du pelage, la famine et même la mort. Voilà une autre bonne raison pour apprécier le mésangeai du Canada !